A nouveaux modes de travail, nouveaux types de bureaux

D’après une étude de BearingPoint, plus de 50 % de la population active sera concernée par le télétravail à l’horizon 2020. Ce type d’organisation, initialement réservée aux travailleurs free-lance, s’étend de plus en plus aux salariés et illustre de nouvelles façons de travailler dans l’entreprise.Fini les bureaux attitrés, bienvenue dans le monde du flex-office ! Plus qu’une nouvelle organisation des espaces, c’est toute l’organisation du travail qui est repensée à travers ce concept.

 

Le conceptflex-office : moins de contrôle et plus de confiance

Après l’ère des bureaux attitrés et les cloisons marquant bien la hiérarchie dans l’entreprise, voici venu le temps des espaces ouverts et des bureaux partagés. Désormais, de plus en plus d’entreprises adoptent le management de projet et visent une organisation du travail collaborative et plus flexible.

Concrètement, cela se traduit par :

  • Une réorganisation du lieu de travail avec des bureaux non attitrés et des espaces conçus pour chaque type d’activité : brainstorming, appels clients, travail individuel nécessitant de la concentration, réunions etc.
  • Le développement du télétravail
  • Des horaires de travail plus souples

Soit le salarié travaille en extérieur puisqu’il dispose de tout le matériel lui permettant le télétravail, soit il arrive dans les locaux de son entreprise et choisit un bureau libre connecté, sort ses dossiers rangés dans un casier et s’installe pour une séance de travail, au terme de laquelle il devra ranger ses affaires pour rendre le bureau à nouveau disponible. D’autres espaces collaboratifs lui permettront également de travailler en équipe sur différents projets. D’un management basé sur le contrôle permanent, on glisse peu à peu vers un management qui mise sur la confiance et l’autonomie des travailleurs.

 

Pourquoi de plus en plus d’entreprises passent au flex-office ?

Avec des usages numériques qui s’intensifient de plus en plus, le modèle managérial de l’entreprise s’appuie sur la mobilité et la flexibilité de ses collaborateurs. Et naturellement, les bureaux souvent désertés pour cause de déplacement, congés ou arrêts maladie, sont repensés pour répondre aux attentes des travailleurs nomades et améliorer leur productivité. Peu à peu, les bureaux ne sont plus attitrés, mais ils disposent de tous les équipements nécessaires à une séance de travail et font place à davantage d’espaces collaboratifs. Les salariés peuvent non seulement venir travailler au sein de l’entreprise dans des bureaux partagés mais ils peuvent aussi pratiquer le télétravail depuis n’importe où. Cela apporte une plus grande souplesse aux salariés et des gains non négligeables pour l’entreprise en termes de productivité.

 

Les avantages du flex-office pour le travailleur et pour l’entreprise

D’après l’étude Polycom sur les enjeux du travail mobile, il ressort qu’une grande majorité de travailleurs y trouve de nombreux avantages, particulièrement les jeunes générations (39 % des 18-30 ans prisent le travail mobile pour consacrer plus de temps à l’activité physique).

Pour le travailleur

  • Il peut mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle et améliore ainsi sa qualité de vie au travail (QVT).
  • Il gagne en autonomie et gère son emploi du temps comme il l’entend
  • Il brise sa routine en changeant régulièrement de bureau
  • Il réduit le stress lié aux trajets bureau-domicile
  • Il économise sur ses déplacements
  • Il permet de consacrer plus de temps à des activités physiques donc améliore de facto son bien-être et sa santé

Pour l’entreprise

  • Les arrêts maladie diminuent sensiblement
  • Le niveau d’engagement des salariés augmente
  • L’entreprise renvoie une image dynamique et en phase avec les nouveaux enjeux du travail nomade
  • Elle attire de jeunes diplômés en forte demande d’une activité nomade avec des lieux de travail et des horaires flexibles

 

Quels pourraient être les inconvénients ?

Quelques réserves apparaissent néanmoins dans l’étude Polycom, elles proviennent essentiellement des salariés plus âgés, davantage ancrés dans un mode de travail sédentaire du fait de leur génération.

Ils craignent principalement la « sur-connexion » et redoutent certaines dérives :

  • 59 % des 45-60 ans pensent que le travail mobile va les pousser à faire plus d’heures.

40 % des personnes ayant des postes à responsabilités ont peur de se « laisser distraire » en travaillant en dehors de leur bureau habituel.

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